Prix moyen d’une prévoyance TNS en 2026

Une fourchette large, sans prix universel

Le prix d’une prévoyance TNS varie généralement entre 50 € et plus de 220 € par mois selon le profil de l’assuré et les garanties choisies, soit un coût annuel moyen situé entre 3 000 € et 4 000 € selon l’Argus de l’Assurance. Cette fourchette large s’explique par la diversité des situations personnelles : âge, profession, état de santé, et niveau de garanties souhaité font varier fortement le tarif final. Voir aussi notre article sur le devis en ligne invalidité décès.

Les cinq facteurs qui déterminent le tarif

Le prix d’un contrat de prévoyance TNS résulte de la combinaison de plusieurs critères. L’âge à la souscription est le facteur le plus déterminant : plus la souscription est précoce, plus la cotisation de départ est basse, sachant que le tarif est généralement viager et augmente automatiquement avec l’âge de l’assuré. La profession exercée influence également le tarif, certains métiers jugés à risque entraînant une majoration. Le niveau de garanties choisi (capital décès, rente d’arrêt de travail, rente éducation, rente conjoint, maladies redoutées) ajoute chacun un coût au tarif de base. La franchise retenue joue aussi un rôle majeur : plus elle est courte, plus la cotisation est élevée. Enfin, le régime fiscal Madelin, lorsqu’il est applicable, ne change pas le tarif affiché mais réduit le coût réel net d’impôt.

Des exemples de tarifs selon le profil

Pour un contrat de base incluant un capital décès de 50 000 € et une rente d’arrêt de travail de 30 000 € par an, un profil non-fumeur avec une franchise de 15 jours se situe généralement dans la partie basse de la fourchette. Un professionnel libéral de 35 ans souhaitant percevoir 100 € d’indemnités journalières après 30 jours d’arrêt paie en moyenne entre 70 et 100 € par mois. À l’inverse, un artisan de 50 ans recherchant une rente d’invalidité élevée et un capital décès important peut voir son contrat atteindre 200 € par mois ou plus.

L’impact de la déduction fiscale Madelin sur le coût réel

Pour les travailleurs non salariés relevant du régime Madelin, le plafond de déduction 2026 se calcule à 3,75 % du revenu professionnel, augmenté de 7 % du PASS, dans la limite de 11 534 €. Pour un revenu annuel de 50 000 €, la déduction totale s’élève ainsi à environ 4 955 € par an, soit 413 € par mois maximum de cotisations déductibles. Cette déduction ne change pas le tarif affiché par l’assureur, mais réduit sensiblement le coût réel net d’impôt du contrat, un paramètre à toujours intégrer lorsqu’on compare deux offres.

Exemple chiffré : le cas de Karim, artisan menuisier de 42 ans

Karim, 42 ans, artisan menuisier, souscrit une prévoyance TNS incluant un capital décès de 100 000 €, une rente d’arrêt de travail de 25 000 € par an, et une franchise de 15 jours. Sa cotisation s’élève à 118 € par mois, soit 1 416 € par an. Imposé à 30 %, il bénéficie d’une économie d’impôt d’environ 425 € par an grâce à la déduction Madelin, ramenant le coût réel de son contrat à environ 991 € par an, soit 82,50 € par mois.

Tableau récapitulatif des fourchettes de prix

Profil Garanties Tarif mensuel indicatif
Jeune profession libérale, 35 ans IJ 100 €/jour après 30 jours de franchise 70 à 100 €
Artisan 50 ans Rente invalidité élevée, capital décès important 200 € ou plus
Contrat de base Capital décès 50 000 €, rente ITT 30 000 €/an 50 à 120 € selon profil

Foire aux questions

Pourquoi le tarif d’une prévoyance TNS augmente-t-il chaque année ?

Parce que le tarif est généralement viager, c’est-à-dire indexé sur l’âge de l’assuré, qui reflète l’évolution statistique du risque avec le temps.

Le prix affiché inclut-il déjà l’avantage fiscal Madelin ?

Non, la déduction fiscale Madelin s’applique sur la déclaration de revenus et réduit le coût réel après impôt, sans changer le montant de la cotisation prélevée par l’assureur.

Une franchise plus longue permet-elle vraiment de payer moins cher ?

Oui, allonger la franchise réduit sensiblement la cotisation, mais il faut s’assurer de pouvoir tenir financièrement pendant cette période sans indemnisation en cas d’arrêt de travail.

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